16/12/2010 Vue présente

pendant qu'à travers la pluie la bagnole roule tu sais bien que ça arrive parfois on n'a plus le temps "entre-temps" -  à l'intérieur tu construis des plaines immenses immenses et de nouvelles routes nos yeux comme diaphragme.

24/11/2010 Vue présente

ce qu'on fait entre temps dans le grand flux et comme on tient tu te réveilles le matin ça te revient dans la tête comme un bout de truc tu sais plus vraiment quoi faire avec ça c'est comme quoi.

15/11/2010 Vue présente

et nos heures - nos heures elles sont à peine dans le jour d'hiver qu'approche à grand pas - et on s'imagine dingue dingue et on se réveille fou on se dit fait pas chaud hein nos routes on les trace à coup de Google Earth - le soir on met du rock dans les baffles et on danse et la bière - et nos heures nos heures elles s'étirent dans la nuit.


12/11/2010 Vue présente


là voilà c'est dans la page web finalement qu'le plus souvent ça s'passe - et pas savoir pourquoi pourtant c'est pas bien beau - mais de cette façon c'est ok - fixer la respiration des mots.

11/11/2010 Vue présente

avec la pluie sur la vitre et le ciel bien gris les routes se tracent bien bitume.

07/11/2010 Vue présente

et donc nos corps comme des bêtes à s'en serrer suaves ça n'a pas de nom et pourtant il existe ce moment il existe ce moment.

05/11/2010 Vue présente

les routes aussi celles qu'on imagine et la texture du bitume l'odeur du vent qu'on se prend dans la gueule c'est comme la mobylette de nos poèmes on aime bien ça parce que ça sent l'essence et l'huile chaude nos corps.

02/11/2010 Vue présente

à s'demander comment qu'ça marche avec la lumière rouge et les odeurs d'liquides nos corps dans la pièce noire rouge et c'qui passe du réel d'un bac à l'autre - comme on utilise la boite en appuyant d'ssus et comment ça s'monte dans la tête doucement tout doux à revoir l'bitume là comme ça de près mise au point.

01/09/2010 Vue présente

la route les virages les secousses dans le camion les poubelles à travers la vitre un feu dans le conteneur la nuit déjà les accélérations – les coups de volant le bitume les tas de pastèques et nos carlingues comme carcasses toutes bringuebalées – les files de bagnoles jaunes les phares rouges dans la nuit les haut-parleurs tous dingues ça nous klaxonne le corps.

01/09/2010 Vue présente

avec un pistolet à la ceinture et comme on s'habitue à ça.

29/08/2010 Vue présente

les charrettes en bois toutes alignées les portes en fer rabattues les bagnoles encore quelques unes dans la boulangerie le pain de plus en plus froid – les gyrophares bleus à l'arrêt les types marchent vite avec leur sacs plastiques les clopes sont prêtes et le repas aussi le soleil se couche.

28/08/2010 Vue présente

on ne sait plus qui était triste ou quoi dans sa tête monde qu'on s'avale en langue tous – dans les rues de la ville avec leurs clopes au bec et les bagnoles à l'arrêt contre les trottoirs de ces vies qui toutes s'emballent ou s'assoient les mecs ils passaient – il était triste le vendeur de thé assis sur sa chaise en plastique et sa machine fumante – il était triste le gosse un ado avec ses ballons dans la nuit qui dit ballons ballons ballons – il était triste le chauffeur de taxi appuyé sur sa bagnole au coin d'un carrefour – il était triste le carrefour le bitume et les coups de peintures rouge blanc rouge blanc rouge blanc – il était triste le tas de viande à griller qui tourne tourne et les frites elles étaient tristes le type devant sa caisse il était triste qui donnait les biftons – il était triste le policier son gilet jaune et ses coups de sifflet – elles étaient tristes les bagnoles dans la nuit elles accélèrent et ça sent l'essence – il était triste le chat dans le conteneur elle était triste la viande sur le barbecue elle était triste la lune jaune jaune qui montait lentement vers la colline – elle était triste la rue tu marchais seul les lampadaires tous éteints – il était triste ce soir le bruit de la ville et ta tête monde elle était triste.

26/08/2010 Vue présente

les phares dans la nuit les trous dans le bitume les jeeps devant le béton les types avec des casques les fusils mitrailleurs sous les projecteurs – le vent frais de la montagne et la poussière le long des trottoirs ton pied droit appuie sur la pédale et l'air s'engouffre dans la bagnole – dans les baffles c'est quoi les types alentours klaxonnent tu passes à droite les conteneurs rouillés les chats courent qui filent à travers les baraques.

25/08/2010 Vue présente

le béton les bouts de ferraille les sacs de sable et la poussière sur le bitume les immeubles tous vides et le ciel à travers les fenêtres absentes.

24/08/2010 Vue présente

le soleil pleine gueule dans le bus et les suspensions bien raides à déclencher l'appareil photo dans les virages le bitume et la fin de journée – les sacs plastiques tous à travers les pierres la tête bien suée sur le siège à se faire secouer et les routes qu'on prend épuisé dans la nuit.

21/08/2010 Vue présente

dans la chaleur de cuir à s'en dur dur la vie loin de l'un de l'autre – on serait comme cow-boys là dans l'attente que nos horizons à nouveau dans une même plaine et tu te rappelles le cuir la fumée de clopes et tu te rappelles juste quoi des cheveux aussi ce que les mots.

20/08/2010 Vue présente

tu entends le son d'une guitare tu es plein de sueur tu tapes sur ton ordinateur et tu n'achoppes à rien mon pauvre vieux dans le soir la lumière blanche d'une ampoule – les souvenirs comme le fond d'une bière Scott H. Biram dans les baffles – tu voudrais gueuler dans un micro à harmonica tu pourrais faire ça – gueuler dans un micro à harmonica – ah oui c'est ça – il faut savoir gueuler comme un sale dans nos sueur de poètes gueuler sans jamais perdre la tendresse.

17/08/2010 Vue présente

une bagnole de l'armée dans un nuage de poussière les phares jaunes et le bruit d'un moteur qui file – le type à côté il braille en accélérant.

17/08/2010 Vue présente

il vend de la nourriture de huit heures à six heures pour quatre-vingt shekels par jour – il mange à six heures trente et de sept heures trente à une heure trente il vend des produits ménagers – il prend deux shekels sur chaque produit vendu.

15/08/2010 Vue présente

il fait chaud pas d'air et tu es allongé sur le lit – le drap colle un peu – ça sent la fumée de clope – tu as relu une bonne dizaine de fois le même message électronique – tu attends – tu t'imagines des routes immenses on les avalerait comme fous.