18/10/2010 Vue du jour
14/10/2010 Vue du jour
14/03/2010 Vue du jour
11/03/2010 Vue du jour
10/03/2010 Vue du jour
09/03/2010 Vue du jour
03/03/2010 Vue du jour
21/02/2010 Vue du jour
08/12/2009 Vue du jour
dans les montagnes à l'Est de Sarajevo sous la pluie tu arrêtes le van blanc la boue tout autour sur la carrosserie un homme sort qui pose le pistolet dans le réservoir et le vent souffle la pluie sur ta gueule usée - tu entends au loin un camion s'éloigner c'est assez lent faut pas s'imaginer non plus et puis alentour les herbes sèches quelques baraques la porte elle déclenche une sonnette une carte de crédit dans le sabot crac crac - deux fois tu démarres et roule - était-ce la même année tu ne sais pas tu ne sais rien tu sais seulement les terres entières que tu as parcourues les plaines jamais sans le gasoil de nos vies - alors fait pas chier à la fin merde et que ça avance la carlingue la route est bleue noire elle fume encore fraîche étalée le pistolet coule sur le bitume - tes pieds dans une flaque mon amour est un diesel sans nom - la poignée de biftons qu'il laisse au patron dans sa cotte rouge essaye un peu voir rouge cotte -
c'est une autre en Espagne un jour de pluie c'est le mois d'aout - tu remontes plein Nord et tu ne sais rien - le bus roule depuis Tanger file vers Amsterdam - tu descends sous la pluie tu paies un sandwich une bière - des gars prient qui s'agenouillent sous l'auvent - les bagnoles filent autour tu mets deux pièces dans un distributeur de cigarettes - tu as froid - tu as froid en Pologne station Oswicem tu paies le plein de gasoil et tu as froid - il pleut toutes les pluies combien de pluies sous des préaux néons blancs - les moteurs chauds l'essence les haut-parleurs des tubes épuisés - souvent le son des bagnoles elles croisent à côté -
ou encore des camions immenses sur un cliché c'est une photo numérique le pays imagine c'est la Jordanie les chiens aboient la caravane passe - et c'est pareil à l'intérieur et c'est pareil tu es assis sur les marches d'un chiotte le soleil derrière - ça s'éclate rouge orange et mange ton soda mon vieux - ce que tu n'as pas avalé depuis le matin les 45 degrés ça va non trois grands coups de klaxon et la semi-remorque s'amoncelle entière en tes mondes - au pied du pistolet à gasoil les gouttes un homme éteint sa clope sur le bitume souillé -
et sales toutes les aires d'autoroutes un jour tu te lèves tu prends ta voiture tu files seul vers le Nord tu roules tu roules tu assèches les nationales - tu t'imagines d'autres routes d'autres voitures d'autres époques et pourtant tu es là bien là à la station essence autoroute plein Nord plus haut Lille - des hommes ont sorti leurs tapis qui prient sur le bitume les papiers tous poussés par le vent gris l'appareil photo sur le tableau de bord tu déclenches - et la mise au point calée sur l'infini -
jusque la capitale - la capitale là-bas la route elle te pousse poussière alentours tu entends ils hurlent les chiens errants - deux néons blancs sous le préau et derrière le grillage ils aboient baves aussi sur le béton des tubes dans les baffles - quelques canettes de bières vides - jusque la capitale les chiens maigres sous leurs poils ras maigres les lampadaires autour -
blanche la lumière au carrefour proche l'Arena deux larges boulevards se croisent pendant qu'une station dort dans le noir - un chien traverse qui court droit - un autre est là qui contre une pile de pneus hurle dingue -
oui - et ça ne s'arrêterait plus nous aussi on hurlerait dingues sans cesse on braillerait - on braillerait - on braillerait tant imagine un peu et ça serait le temps de l'appuiement sur l'accélérateur - et on roulerait - on roulerait sans fin jusqu'à la prochaine station on filerait - on filerait dans la nuit on pousserait jusqu'à ce que les réservoirs s'affonnent hurlent tous comme nous les chiens -
devant la station essence à Tulcéa quand tu arrives depuis Constanta - une BMW bleue immatriculée DIP attend - suivez-là -
celle qu'à la frontière remontant le Monténégro tu t'arrêtes parce qu'il vomit ses tripes entières dans un sac plastique noir et la fatigue d'avoir épuisé nos corps tous raides - les planches en bois blanc sur les vitres les portes toutes condamnées les coups de klaxons autour -
les coups de klaxon dans la nuit au bord d'une route.
26/11/2009 Vue du jour
20/11/2009 Vue du jour
20/11/2009 Vue du jour
18/11/2009 Vue du jour
14/11/2009 Vue du jour
13/11/2009 Vue du jour
10/11/2009 Vue du jour
03/11/2009 Vue du jour
19/10/2009 Vue du jour
13/10/2009 Vue du jour
08/10/2009 Vue du jour
04/10/2009 Vue du jour
03/10/2009 Vue du jour
28/09/2009 Vue du jour
19/09/2009 Vue du jour
10/09/2009 Vue du jour
05/09/2009 Vue du jour
02/09/2009 Vue du jour
01/09/2009 Vue du jour
24/08/2009 Vue du jour
22/08/2009 Vue du jour
17/07/2009 Vue du jour
05/07/2009 Vue du jour
27/06/2009 Vue du jour
25/06/2009 Vue du jour
15/06/2009 Vue du jour
08/06/2009 Vue présente
08/06/2009 Vue du jour
07/06/2009 Vue du jour
04/06/2009 Vue du jour
25/05/2009 Vue du jour
17/05/2009 Vue du jour
14/05/2009 Vue du jour
09/05/2009 Vue du jour
06/05/2009 Vue présente
06/05/2009 Vue du jour
06/05/2009 Vue du jour
06/05/2009 Vue du jour
05/05/2009 Vue du jour
02/05/2009 Vue du jour
22/04/2009 Vue du jour
19/04/2009 Vue du jour
19/04/2009 Vue du jour
18/04/2009 Vue du jour
16/04/2009 Vue du jour
12/04/2009 Vue du jour
12/04/2009 Vue du jour
10/04/2009 Vue du jour
08/04/2009 Vue du jour
08/04/2009 Vue du jour
07/04/2009 Vue du jour
04/04/2009
02/04/2009
01/04/2009
30/03/2009
30/03/2009
28/03/2009
26/03/2009
23/03/2009
22/03/2009
21/03/2009
20/03/2009
18/03/2009
16/03/2009
16/03/2009
13/03/2009
12/03/2009
09/03/2009
08/03/2009
07/03/2009
06/03/2009
04/03/2009
04/03/2009
02/03/2009
01/03/2009
27/02/2009
25/02/2009
23/02/2009
23/02/2009
22/02/2009
16/02/2009
17/02/2009
15/02/2009
15/02/2009
15/02/2009
14/02/2009
13/02/2009
11/02/2009
10/02/2009
10/02/2009
09/02/2009
08/02/2009
06/02/2009
04/02/2009
03/02/2009
03/02/2009
02/02/2009
30/01/2009
29/01/2009
29/01/2009
27/01/2009
26/01/2009
25/01/2009
25/01/2009
24/01/2009
23/01/2009
20/01/2009
20/01/2009
19/01/2009
19/01/2009
Sinon qu'allant sur la bande bleue tu n'entends même pas l'autoradio monte le son ça ne change rien.
17/01/2009
17/01/2009
15/01/2009
14/01/2009
13/01/2009
(Biga)
12/01/2009
12/01/2009
11/01/2009
10/01/2009
09/01/2009
08/01/2009
07/01/2009
06/01/2009
dans le blanc immaculé seules deux traces filent qui s'amenuisent – tu es là et le bitume lui presque mais pas tout à fait – disparu – dans le dessous et toi tu vas ça ne change rien – dérapages.
05/01/2009
blanc c'est blanc du nadir jusqu'au plus haut mais il n'y a plus – ni haut – ni bas – seulement le bitume reste là dur sous le fin moelleux.
02/01/2009
nombreuses toutes carcasses usées de tôles froissées entre deux grillages – les chiens vont qui aboient les crocs – sur le sol une huile noire s'écoule lentement.
01/01/2009
31/01/2008
le béton le gris – et les barres elles sont beaucoup qui bouchent les horizons et restent – froides dans le quartier alentour supermarchés grandes enseignes rouges dans le gris grain – un bus largue ta carcasse sur le bitume bitume et tu pisses contre un mur – au loin on freine.
31/01/2008
ça reste imperturbable le blanc plat autour le TGV et quand dans cette gare à nouveau on y revient – l'ensemble pavé tramway sirènes dans le loin un écran géant le froid – quelques mendiants.
24/12/2008
22/12/2008
dans l'univers bitume le silence d'un ilôt les quelques uns qui marchent encore – vivant dans le grand froid des corps à travers le rigide – ils sont là qui vont entre les tours.
21/12/2008
15/12/2008
12/12/2008
11/12/2008
04/12/2008
3/12/2008
26/11/2008
17/11/2008
15/11/2008
mots mal sur le bitume au coin d'une rue tu n'as même plus envie non vraiment aucune envie – croire tout cela ou pas croire c'est un long rêve blanc sur le bitume bleu c'est un long rêve blanc tout va bien allez d'accord – n'en parlons – plus.
13/11/2008
11/11/2008
10/11/2008
09/11/2008
07/11/2008
le soleil sur quelle main tendue il est là – contre le pylône rouge dit toujours bonjour avec couverture sur les jambes et ça déclenche les mots – inévitable.
06/11/2008
05/11/2008
05/11/2008
03/11/2008
31/10/2008
30/10/2008
27/10/2008
Pluie ça n'en finit pas pavé après pavé même reflet jaune orange quel monde étrange – ruelles dans lesquelles ça pleut et caniveau central moyen-âge non renaissance un torrent – en miniature et pas une seule étoile ni même guide sinon lampadaire.
27/10/2008
25/10/2008
Et le soir télécharger ebooks gratuit bitume bitume, on radote un peu Duvel.
24/10/2008
23/10/2008
22/10/2008
21/10/2008
20/10/2008
Et tu peux marcher dans la ville parcourir bitume, sans que cela ne cesse.
19/10/2008
17/10/2008
Si ce n'est qu'aucun job pour ton compte en banque comment tenir c'est la crise, le grand incendie, CAC 40 Dow Jones merci papa merci maman.
16/10/2008
16/10/2008
Mais tout de même tenir et c'est comme de l'air.
15/10/2008
Cette vision comme très clair dans ta tête ce soir :
la porte arrière d'un semi-remorque dans la nuit – la rambarde de sécurité tu es sur une autoroute et, les bandes blanches défilent accélèrent tes sensations – la lune éclaire fortement le paysage petites montagnes qui se découpent au loin l'horizon – et les quatres feux rouges dans le noir filent faiblards –
et dans la nuit calme et tranquille, tu conduis vers d'autres réels.
Tu dis quelques mots, puis revient ce souvenir. Faut-il chercher les traces de toutes nos existences dans les frictions quotidiennes ? Bitume, bitume, ou encore, bouche de métro, enfin qu'importe, lampadaire dans la nuit, et ça souffle là haut.
14/10/2008
Si jamais il y avait une solution elle serait en toi. Alors le bitume.
13/10/2008
12/10/2008
un mendiant va qui tend la main pièces jaunes à l'intérieur avec sourire meilleur qu'antidépresseurs
le soleil doux reflets sur la Saône tu te répètes mais le fleuve aussi incessant charriant les bouquins le Vieux Lyon - sur les quais grosses berlines aux fenêtres ouvertes basses dans l'air - Rayban et rivet à sa Rollex les feuilles mortes - rien de plus - les feuilles mortes.





